
>>>DOSSIER SPECIAL
1ère partie<<<
L’idée selon laquelle les huiles minérales sont mauvaises pour les cheveux est souvent –si ce n’est TOUJOURS - présentée comme une vérité générale. Or, comme nous l’avons vu dans un précédent article, l’huile minérale n’est pas le grand méchant loup qu’on pourrait croire. Pour s’en convaincre, il suffit tout bonnement de fureter sur le net (blogs, forums, Youtube) en quête de témoignages d’utilisatrices. Et, n’en déplaise aux détracteurs des huiles minérales, les récits venant contredire cette pseudo vérité ne manquent pas.
Corinne Bailey Rae

Et puis, comme l’a si bien souligné Belleebene dans l’un de ses articles consacrés aux huiles minérales, il est toujours plus facile de rejeter la faute sur un ingrédient plutôt que de remettre en cause sa façon de l’utiliser ou bien sa routine capillaire.

Posez-vous les bonnes questions : est-ce vraiment l’ingrédient qui est à blâmer ou plutôt la façon dont vous l’utilisez ? Sachez qu’en matière de règles capillaires (ne pas utiliser de produits à base d’huiles minérales et de silicones, etc.), il y aura toujours des personnes qui feront exception à la règle. On le sait bien, ce qui ne marche pas pour l’une, peut très bien marcher pour l’autre !
Pourquoi cet article ?
Pour vous, chères lectrices, j’ai décidé d’apporter un nouveau regard sur les huiles minérales au travers de ma propre expérience mais aussi au travers de récits que j’ai pu lire sur la Toile. A noter que je parle uniquement d’usage sur les cheveux (et non le cuir chevelu !) car je vois déjà venir les commentaires concernant les éventuels risques sur la santé.
Quant à celles qui les boycottent par souci écologique (pour peu que leur discours ne soit pas entaché d’hypocrisie, du genre je boycotte les huiles minérales mais en parallèle je fais des tas de choses qui ne respectent pas l’environnement) eh bien c’est tout à votre honneur !
Eh non, je ne cherche pas à tout prix à vous rallier à mon point de vue. De toute façon, vous l’aurez remarqué, les huiles minérales disparaissent peu à peu des formulations classiques au profit d’actifs plus naturels. Cependant une question subsiste : et si on les avait diabolisées à tort ?

Mais qui a dit que les huiles minérales/la vaseline étaient mauvaises pour les cheveux ?
Au début de mon aventure capillaire (février 2009), je me rappelle avoir parcouru une multitude de blogs américains à la recherche de conseils éclairés sur l’entretien des cheveux crépus. Pas un blog (ou presque) qui ne déconseillait l’usage des vaselines ou produits à base d’huiles minérales au risque de se retrouver avec des cheveux secs et cassants (et autres joyeusetés du même genre). Ces blogs étant tenus la plupart du temps par des afro-américaines arborant une crinière de rêve, il n’en fallait pas plus pour convaincre la lectrice crédule que j’étais à l’époque de renoncer à l’usage des vaselines (ah ben si tout le monde le dit…) au profit de produits dits naturels pour le salut de mes cheveux. Je dis « crédule » car avec du recul (comment veux-tu, comment veux-tu…), je réalise que ce n’est pas tant le boycott de cet ingrédient qui m’a permis de retenir une bonne longueur mais une routine capillaire davantage appropriée à la nature et aux besoins de mes cheveux (démêlage en douceur, alimentation plus saine, hydratation puis lubrification des cheveux quotidiennes, soins profonds, etc.). Bref, c’est un ensemble de choses qui a révolutionné l’état de mes cheveux et non la suppression d’un pauvre malheureux ingrédient (que j’ai d’ailleurs réintroduit sans souci dans ma routine en l’utilisant à l’occasion et avec PAR-CI-MO-NIE* bien chûr !). Et je pense ne pas être la seule à avoir eu cette prise de conscience capillairo-existentielle.
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